Les nébulisations de sérum salé à 3 % réduisent la durée des hospitalisations pour bronchiolite

Article de jim.fr

Chaque année, les épidémies de bronchiolites fournissent un gros contingent de consultations en médecine générale et aux urgences pédiatriques. Il n’existe pas encore de consensus sur le traitement le plus approprié. La prise en charge est pour le moment symptomatique. Certains travaux ont suggéré l’intérêt des bronchodilatateurs comme le salbutamol et l’épinéphrine, administrés en nébulisations. Chez les très jeunes enfants, l’œdème et l’inflammation des bronchioles peuvent en effet être à l’origine d’une détresse respiratoire, du fait du petit diamètre des voies respiratoires. D’autres travaux ont suggéré aussi un effet bénéfique des nébulisations de sérum salé hypertonique.

Tout était donc en place pour qu’une étude soit menée sur l’effet comparé des broncho-dilatateurs et du sérum salé hypertonique en nébulisation sur l’évolution de la bronchiolite. Une équipe iranienne a mené cette étude sur 70 jeunes patients de moins de 2 ans, adressé aux urgences pour une bronchiolite. Les uns recevaient du salbutamol, les autres du sérum salé à 3 %, tous en nébulisation à raison de 3 fois par jour. L’objectif était de comparer la durée du séjour hospitalier dans les 2 groupes.

Les résultats de cette étude sont intéressants et pourraient ouvrir de nouvelles voies pour la prise en charge de ces enfants, puisque les patients sous nébulisations de sérum salé ont une durée de séjour hospitalier significativement inférieure à celle des enfants recevant les nébulisations de salbutamol (3,06 vs 4,14). Les nébulisations de sérum salé hypertonique, d’un coût très faible, ont par ailleurs un autre avantage, celui de n’être à l’origine d’aucun effet indésirable.

De précédents travaux avaient déjà signalé cet effet des nébulisations de sérum salé hypertonique. Ce dernier semble agir par l’intermédiaire d’une amélioration des fonctions des cellules ciliaires, d’une réduction de l’œdème muqueux et des médiateurs de l’inflammation, et d’un « nettoyage » mécanique des sécrétions.

Dr Roseline Péluchon

RÉFÉRENCE
Zamani M-A et coll. : Therapeutic effects of Ventolin versus hypertonic saline 3% for acute bronchiolitis in children. Med J Islam Repub Iran 2015 ; 29 : 212.

Bronchiolite : bientôt un vaccin nasal ? extrait d’un article de santemagazine.fr

La saison de la bronchiolite commence et elle atteint, en général, un pic en décembre. Pour prévenir cette infection virale, des chercheurs américains testent, actuellement, un vaccin nasal.

La bronchiolite est une infection virale qui touche principalement les enfants de moins de deux ans. Elle démarre par une rhinopharyngite suivie, dans les deux à trois jours, par une toux sèche, quinteuse, avec des sifflements.

Comment traiter la bronchiolite ?

Le traitement repose sur une bonne hydratation destinée à fluidifier les sécrétions, sur un couchage en proclibe (couchage incliné), sur une désobstruction nasale régulière, sur des séances de kinésithérapie respiratoire pour désencombrer les bronches.

Selon la gravité, des corticoïdes et des bronchodilatateurs peuvent être également prescrits.

Un vaccin nasal

Des chercheurs de la John Hopkins Bloomberg School et des National Institutes of Health testent un vaccin vivant atténué concernant le virus respiratoire syncitial, responsable dans 60 à 90 % des cas de la bronchiolite.

Ce vaccin administré par voie nasale durant la saison épidémique donne de bons résultats. Il permet au virus d’éviter de se multiplier. Mais l’étude n’est qu’en phase 1 et il faudra d’autres tests avant une mise sur le marché.

Quels moyens de prévention contre la bronchiolite ?

En période hivernale, pour limiter le risque de bronchiolite chez le petit enfant, il faut :

  • se laver régulièrement les mains, notamment en revenant d’un lieu public (transports en commun, magasins…) ;
  • aérer quotidiennement la chambre de l’enfant ;
  • éviter de mettre le tout-petit en contact avec des personnes enrhumées, ou leur demander de porter un masque si l’éviction n’est pas possible ;
  • nettoyer régulièrement ses jouets et sa tétine.

Quelques places restantes pour la formation Guy Postiaux

Il reste quelques places pour la formation de Guy Postiaux avec le réseau kinésithérapie bronchiolite Essonne RKBE. vous trouverez tous les renseignements ci-dessous.

RESEAU KINESITHERAPIE BRONCHIOLITE ESSONNE (RKBE)

Quelques places restantes

KINESITHERAPIE RESPIRATOIRE ET BRUITS RESPIRATOIRES
NOUVEAU PARADIGME

Cette formation sera dispensée par Guy Postiaux et se déroulera les
28, 29 et 30 mai 2015 au Domaine d’Euclide, à Boissy sous saint Yon (91).
Le coût de la formation est de 500 euros (repas inclus) et une adhésion au réseau,
d’un montant de 30 euros, est également demandée.
Pour télécharger le programme détaillé, cliquez ici, pour vous inscrire,
merci de contacter le secrétariat au 06 69 52 28 12 ou rkbe@hotmail.fr
Le RKBE est un organisme de DPC (Développement Professionnel Continu)
réputé enregistré et évalué favorablement jusqu’en 2015.
Ces formations rentrent dans le cadre du DPC, obligatoire depuis janvier 2013,
et peuvent être prises en charge par le FIFPL à hauteur de 150 euros par jour,
sous réserve de la validation de votre dossier par cet organisme.

Combien de temps dure la Bronchiolite du nourrisson

Article de Allomédecins.fr

Devenues depuis quelques années un véritable problème de santé publique, les bronchiolites concernent un nombre grandissant de nourrissons chaque hiver. Les bronchiolites du nourrisson sont souvent impressionnantes. Pourtant des experts rappellent que, dans la grande majorité des cas, ces infections respiratoires guérissent en quelques jours sans complications et sans nécessiter d’hospitalisation.

Qu’est-ce qu’une bronchiolite ?

La bronchiolite est une inflammation des petites bronches (bronchioles) qui permettent à l’air de circuler dans les poumons. Elle est le plus souvent causée par le virus respiratoire syncytial (VRS) et, parfois, par des virus du rhume. Elle représente l’infection aiguë la plus sévère des voies respiratoires inférieures chez l’enfant de moins de 2 ans et surtout chez le nourrisson de moins de 6 mois.

Bronchiolite : symptômes et durée de la maladie

On pourrait résumer la bronchiolite à un rhume qui dégénère. En effet, tout débute comme une banale infection des voies respiratoires avec écoulement nasal et toux sèche. Petit à petit, surviennent les difficultés respiratoires avec la toux sèche devenant de plus en plus grasse. L’enfant présente ainsi une respiration sifflante, une fièvre modérée, une fatigue, voire un épuisement. Généralement la gêne respiratoire cesse en 8 à 10 jours. Ne vous inquiétez pas si votre enfant tousse longtemps après le traitement. En effet, la toux post-bronchiolite peut durer au moins 15 jours sinon plus !

Traitement de la bronchiolite

Une kinésithérapie respiratoire reste le traitement le plus efficace pour vaincre une bronchiolite. Elle a pour objet de permettre d’évacuer les sécrétions bronchiques, ce que le bébé ne réussit pas à faire. Le praticien effectue des mouvements sur la cage thoracique et l’abdomen du bébé lorsqu’il expire. Ce geste permet de faire remonter les sécrétions de la trachée vers la bouche de l’enfant qui réussit ensuite à les expectorer.

Il existe quelques solutions maison pour soulager votre bambin. Faites-le boire souvent de petites quantités d’eau et soulevez son buste pour dormir à l’aide de coussins placés sous le matelas. De même, réduisez la température de la chambre de bébé entre 18 et 19 degrés en maintenant un taux d’humidité à 30 %. Si l’air de la pièce est trop sec, employez un humidificateur à vapeur froide. Évitez les vaporisateurs ou les humidificateurs à vapeur chaude en raison des risques de brûlures. Nettoyez fréquemment l’appareil afin de prévenir sa contamination par des bactéries ou par des champignons.

Bon à savoir

Beaucoup de parents pensent bien faire en donnant un sirop pour la toux à leur jeune enfant malade. Très mauvaise idée : le sirop n’est pas recommandé, de même que l’aspirine. Proposez plutôt une recette maison de solution saline : 2,5 ml (1/2 c. à thé) de sel dans 240 ml (8 oz) d’eau bouillie refroidie.

Courrier d’un parent ayant eu recours aux service de BRAS MIP

Un petit mot rapide posté avec une fiche d’évaluation – satisfaction

Que du bonheur!!!!!!!!!!!!!

Featured image

Article de FRANCE-ANTILLES

SANTÉ

Bronchiolite : 11 semaines d’épidémie

Vendredi 09 janvier 2015

L’épidémie de bronchiolite, qui a démarré début octobre, semble s’essouffler.

Une décroissance de l’épidémie de bronchiolite semble s’amorcer en Guadeloupe, indique le dernier point épidémiologique. Toutefois, les données devront être consolidées au cours des deux prochaines semaines, en raison des congés scolaires et de l’absence de plusieurs médecins sentinelles.
L’épidémie s’est poursuivie durant le mois de décembre. Les estimations des semaines 2014-50 et 2014-51 rapportent respectivement 74 et 98 cas évocateurs. Depuis le début de l’épidémie en semaine 2014-41, un nombre de 1 180 cas de bronchiolite a été estimé en Guadeloupe continentale.
Il est trop tôt pour baisser la garde. Au cours des semaines 50 et 51, une vingtaine de bébés ont dû passer par les urgences.
Il importe donc de continuer à protéger au mieux les nourrissons.
LAVEZ-VOUS LES MAINS
Le rhume de l’enfant ou de l’adulte peut entraîner une bronchiolite chez un bébé. Le virus se transmet par les éternuements, la toux, la salive, mais aussi par le matériel ou les mains contaminées par ces éternuements ou toux.
D’où l’importance non seulement d’éviter au bébé des contacts avec des personnes enrhumées – à la maison ainsi que dans les lieux publics -, mais aussi de se laver systématiquement les mains avant de s’occuper de l’enfant et, au cas où l’on serait soi-même enrhumé, de porter un masque.

Selon l’Institut de veille sanitaire : situation épidémiologique de la bronchiolite en France métropolitaine

SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DE LA BRONCHIOLITE EN FRANCE MÉTROPOLITAINE

Publié le 08/01/2015

Situation épidémiologique de la bronchiolite en France métropolitaine. Situation au 8 janvier 2015.

La situation épidémiologique actuelle en France métropolitaine montre que chez les enfants de moins de 2 ans, le nombre de recours journaliers aux services d’urgence pour bronchiolite est en diminution depuis une dizaine de jours (Figure 1).
Pour cette saison 2014-2015, la dynamique de l’épidémie est similaire à celle qui a été observée lors de la saison 2013-2014 (Figure 2). Le pic a été franchi au niveau national en semaine 52-2014.
Il existe cependant des variations régionales mais le pic a été atteint dans la majorité des régions.
Depuis le 1er septembre 2014 en France métropolitaine, parmi les enfants de moins de 2 ans ayant eu recours aux services hospitaliers d’urgence pour bronchiolite, 60 % étaient des garçons et 55 % avaient moins de 6 mois, comme habituellement observé.

Figure 1

Nombre de recours aux urgences hospitalières pour bronchiolite des enfants de moins de 2 ans et moins de 6 mois dans les 530 établissements hospitaliers participants à la surveillance depuis le 01/09/2014, données InVS, 8 janvier 2015 (nb : nombre ; MM7 : moyenne mobile 7 jours)

Figure 1 - Nombre de recours aux urgences hospitalières pour bronchiolite des enfants de moins de deux ans et moins de 6 mois dans les 530 établissements hospitaliers participant à la surveillance depuis le 01/09/2014, France métropolitaine, données InVS, 8 janvier 2015

Figure 2

Nombre hebdomadaire de recours aux urgences hospitalières pour bronchiolite des enfants de moins de 2 ans dans les 354 établissements hospitaliers participants à la surveillance depuis 2012, données InVS, 8 janvier 2015

Figure 2 - Nombre hebdomadaire de recours aux urgences hospitalières pour bronchiolite des enfants de moins de deux ans dans les 354 établissements hospitaliers participant à la surveillance depuis 2012, France métropolitaine, données InVS, 8 janvier 2015